Anthropocène :

L’histoire géologique de la planète porte aujourd’hui l’empreinte humaine de près de deux siècle de surproduction de CO² par l’utilisation forcenée de combustibles fossiles. C’est Paul Crutzen, qui invente le terme «  anthropocène », il reçoit le prix Nobel de chimie en 2002.
Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Rejets_de_CO2

Les expressions ‘Réfugié climatique’, ‘Précarité énergétique’, (…) sont aujourd’hui passées dans le langage courant, chacun sait ce qu’elle signifient sans réellement y être confronté, et nous sommes tous conscients que le temps commence à presser. Plus nous tarderons à réformer nos modes de vie, plus notre impact sur la planète sera important et les conséquences difficile à résorber.

Après le transport, le secteur du bâtiment a l’impact environnemental le plus important. Il y a nécessité à réduire l’impact environnemental de nos modes d’habiter.
En France, les bâtiments consomment 43% de l’énergie disponible et sont à l’origine d’au moins 21% des émissions de CO2 nationales (soit 120 millions de tonnes en 2006). Depuis le premier choc pétrolier des années 1970, toute une réflexion s’est développée sur la construction économe en énergie : les outils existent, ils ont été expérimentés et améliorés depuis plus de quarante ans.
L’amélioration des techniques de captage solaire, de pompe à chaleur, d’éclairage basse consommation, de ventilation, permettent d’envisager des constructions de plus en plus performantes, et même positives, produisant plus d’énergie qu’elles ne consomment.

D’ici 2050, conformément au Protocole de Kyoto,  il faut parvenir à une consommation moyenne de 100 kWh/m2/an pour l’ensemble du parc  immobilier français. L’action sur le patrimoine existant sera déterminante pour faire baisser cette moyenne.

Une action déterminée est nécessaire sur le bâti existant : 3,5 milliards de mètre-carrés de bâtiments ont consommé 437,8 TWh (TéraWatt Heure) en 2005 pour l’électricité, le chauffage et l’eau chaude (source ADEME). Soit une consommation moyenne de 400 kWh/m2/an actuellement.
Pour se conformer au Protocole de Kyoto, il sera nécessaire de réduire drastiquement la consommation de l’ensemble du parc existant.
Pour les logements construits avant 1975 (soit 65 % du parc de logements), on peut estimer que 50 % ont fait l’objet d’une réhabilitation thermique, mais que de nombreux gisements d’économies existent encore, leurs consommations restant beaucoup plus élevées que le niveau moyen.
L’enjeu énergétique doit trouver sa place face à des questions d’ordre patrimonial, entre efficacité économique et préservation d’une esthétique. Les meilleurs intensions se retrouve, encore aujourd’hui, confrontées à une réglementation qui va devoir évoluer pour favoriser la réhabilitation énergétique, en cédant un peu plus sur les questions de préservation historique et le conservatisme.

Nous croyons également que le développement scientifique et technique devra apporter de nouvelles solutions pour limiter la dégradation du climat : de grands gisements d’économie d’énergie sont à trouver ; seule, la bonne volonté et les bonnes pratiques, si tant est que chacun les adopte, se suffiront pas. Il s’agit donc de concevoir des édifices qui puissent s’adapter à ces évolutions, au fur-et-à-mesure que ses éléments constitutifs atteindront le seuil d’obsolescence.

De plus en plus les processus de conception et de construction, et principalement ceux des grands projets, s’articulent autour de produits fabriqués industriellement. L’industrie devra, elle aussi, muter pour proposer des systèmes plus propres, où cycles de vie et d’usage seront mieux maîtrisés. Et peut-être proposer un jour des gammes de produits où le recyclage et le ré-usage seront les modes principaux de production.

Ainsi, pôlePLUS se veut lucide sur les enjeux environnementaux liés à son activité. Nous pratiquons une veille technologique, tant sur les matériaux, que sur les systèmes techniques et les dispositions architecturales propres à dégager du progrès. Nous pensons que c’est en assurant une pérennité à notre cadre de vie, qu’on parviendra à renforcer les liens entre les individus, pour constituer une société plus solidaire.